Mardi 6 Janvier 2009

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Emploi à l'étranger : Grandes Ecoles Internationales

Emploi à l'étranger : Grandes Ecoles InternationalesQuand tout va mal autour de nous, rien de tel que quelques cocoricos pour se mettre du baume au coeur ! Alors, même s'il est bien usé, ressortons des placards notre adage national "Pas de pétrole mais des idées" pour saluer l'enseignement supérieur français et ses initiatives à l'international. Un chant du coq qui ne mange pas de pain...


Une stratégie imaginative

Listes parfois impressionnantes d'universités partenaires, recherche d'alliances, pourcentage d'étudiants étrangers, professeurs cosmopolites, formations internationales, programmes d'études et stages à l'étranger : les plaquettes des écoles se ressemblent étrangement ! Mais ces similitudes ne signifient pas une homogénéisation des formations. Elles révèlent surtout l'axe majeur du développement des grandes écoles de gestion : l'ouverture internationale.

Face à la globalisation de l'économie et au besoin croissant de futurs cadres bien préparés à l'expatriation, on multiplie les initiatives. Année d'études obligatoire à l'étranger comme à Sciences Po qui a fait figure de pionnière dans ce processus, formation dispensée sur plusieurs campus, échanges universitaires ; chaque groupe propose un arsenal de moyens pour encourager le nomadisme de ses étudiants. Les séjours académiques à l'étranger se banalisent et toutes les écoles favorisent l'obtention d'un double diplôme. Dans ce domaine, la France, plus encore que ses voisins, a exploré et développé les pistes de l'expatriation et des échanges culturels.

Les universités ont pris le train en marche et se montrent particulièrement dynamiques pour rattraper le mouvement. Quant aux écoles d'ingénieurs, c'est là que l'on recense le plus grand nombre d'étudiants étrangers. Dans les Masters spécialisés par exemple, ils représentent 36% des inscrits, selon les chiffres de la CGE*, originaires principalement de l'Afrique et de l'Asie.

Développer les cours fondamentaux en anglais

Si les idées ne manquent pas, il reste en revanche quelques progrès à accomplir dans l'enseignement des langues étrangères. Eh oui ! C'est là que le bât blesse aux dires des recruteurs ! Beaucoup d'étudiants qui se disent bilingues sont vites démunis au bout de quelques mots d'entretien. "Our taylor isn't rich yet !", mais quand on voit tous les efforts faits en ce sens, cela ne saurait tarder...

Si la plupart des MBA et certains Masters sont dispensés entièrement en anglais, comme dans le secteur aéronautique, les étudiants aimeraient que cette pratique se généralise et que la plupart des cours fondamentaux soient enseignés dans cette langue dès les premières années de leur formation. Certaines écoles, comme l'ESC Montpellier, on tenté le pari et ont mis en place depuis la rentrée des cours de gestion en anglais en première année. Ailleurs, on développe de plus en plus les séminaires entre universités comme le programme Athens de Paris Tech.

Des idées à foison, une énergie débordante : les campus français montent à l'assaut du changement et de l'internationalisation avec une énergie louable, et ces offensives-là en valent bien d'autres : cock-a-doodle-doo !

*Conférence des Grandes Ecoles