Vendredi 21 Novembre 2008
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Plus de 250 000 enfants sont immatriculés dans nos consulats à l'étranger ! c'est dire si le choix de l'expatriation s'entend souvent à l'échelle familiale. Si les plus âgés choisissent souvent la formule de l'internat en France, surtout quand il s'agit des études supérieures, les plus jeunes se retrouvent souvent dans un système scolaire fort différent de celui de l'hexagone. Etablissement français, système local, enseignement par correspondance; quels sont les choix qui s'offrent à vous ?
Les établissements français
La France dispose du plus important réseau du monde d'établissements d'enseignement à l'étranger. On en compte plus de quatre cents, homologués par le Ministère de l'Education Nationale, et répartis dans cent vingt cinq pays. Plus de la moitié relèvent de l'AEFE, Agence pour l'Enseignement Français à l'Etranger, établissement public qui a également pour mission l'octroi des bourses pour aider à supporter les frais de scolarité.
Le coût de la scolarité
Les frais de scolarité dans ces établissements sont en effet souvent très élevés : près de 1700 euros pour le Brésil, environ 4000 euros pour l'Italie, et plus de 6000 euros à New York ! C'est une des raisons pour lesquelles seuls 30% des enfants français qui vivent à l'étranger fréquentent ces établissements. A l'inverse de ce qui se passe dans nos établissements publics, L'Etat ne finance pas la totalité de la scolarité à l'étranger. Il faut savoir en outre que les bourses sont accordées aux plus démunis. Autant dire qu'il est bon de prendre en compte les frais de scolarité quand on songe à l'expatriation, et que l'on s'apprête à négocier ses conditions de départ. Beaucoup d'entreprises assument ces frais en partie ou en totalité pour les collaborateurs qu'elles envoient à l'étranger.
Des établissements très réputés
Ces lycées, peu nombreux , sont souvent très réputés. La réussite au baccalauréat y est de 10% supérieure à la moyenne nationale. Aussi il n'est pas rare d'y trouver des enfants des pays d'accueil. En conclusion, il faut s'y prendre très tôt pour les inscriptions, l'idéal étant de prendre contact avec l'établissement dés l'annonce du départ.
Il arrive que certains établissement ne dispensent pas un enseignement dans toutes les matières. Dans ce cas, un complément est en général dispensé par le CNED.
A défaut : le système local
Etablissement français trop cher, trop éloigné du lieu d'implantation, voire inexistant : que faire ?
Beaucoup choisissent pour leurs enfants la scolarité dans le système local. Elle est possible dans beaucoup de pays, notamment en Europe, et si l'intégration n'est pas toujours facile au début, ce système n'a pas que des désavantages. Vous serez surpris de la facilité d'adaptation de vos enfants, surtout s'ils sont très jeunes. Leurs progrès dans une langue étrangère sont souvent fulgurants, et les traces d'accent sont pratiquement inexistantes chez un enfant qui a commencé l'apprentissage d'une langue étrangère très tôt. Plurilinguisme, enrichissement culturel ; ces acquis ne sont pas négligeables.
L'enseignement par correspondance
Se pose alors le problème des équivalences au retour. Pour éviter un éventuel redoublement, beaucoup de parents inscrivent leurs enfants aux cours du CNED qui couvre la totalité de nos programmes du primaire au secondaire. Les méthodes de l'enseignement à distance ont beaucoup évolué au cours de ces dernières années : e.learning, campus numérique, tutorat très actif. Tout est mis en place pour rompre la solitude de l'élève.
Dans tous les cas, la scolarité des enfants à l'étranger demande souvent une plus grande implication des parents dans le suivi de leurs enfants. Plancher sur des versions latines, enseigner les rudiments de la lecture ; beaucoup d'expatriés ont partagé ces expériences.
Pour plus de renseignements :
CNED : 05 49 49 94 94
AEFE : 01 53 69 30 90