Vendredi 21 Novembre 2008

Tous les Fils RSS Emploi

Accueil > Dossier emploi : Automobile > Emploi

Emploi : Automobile

Emploi automobileDes volumes de recrutement à vous donner le vertige alors que les ventes sont plutôt à la baisse : décidément, le marché de l'automobile est un secteur atypique. Qu'à cela ne tienne, on y recrute plus que jamais de jeunes commerciaux motivés et rigoureux. Alors, si le cœur vous en dit...




Un secteur méconnu

Si les métiers de la grande industrie n'attirent plus guère les jeunes, il en est de même de la vente automobile. Et il n'est pas rare qu'un commercial ouvre la porte d'une concession après plusieurs expériences dans d'autres secteurs d'activités. C'est que le secteur est sous-estimé et qu'il mériterait une image bien meilleure, affirment les spécialistes. "Il ne faut pas hésiter à le promouvoir, estiment-on dans les fédérations, car il est à la fois intéressant professionnellement et intellectuellement."

Une phase d'évolution

Aujourd'hui, les postes à pourvoir sont particulièrement nombreux. Autre facteur propice : "Nous sommes dans une phase d'évolution, affirme André Devienne, Directeur du cabinet Autoconsultant. Les jeunes qui entrent dans le secteur vont trouver de nombreuses opportunités. Les gens qui occupent actuellement des postes de middle management ou de top management et qui sont des quadragénaires ou des quinquagénaires vont partir. Les jeunes diplômés pourront alors choisir leur évolution..."

Conseiller commercial : une affaire de talent...

Avec plus de deux millions de véhicules neufs vendus par an, le marché de l'automobile se porte mieux que dans beaucoup d'autres pays européens. Mais, face à un consommateur averti, à des modèles concurrents souvent proches, et à l’arrivée de nouvelles formes de distribution, le vendeur doit de plus en plus faire la preuve de ses talents.

Habileté à la négociation, connaissances techniques très pointues ? Quelles sont les qualités requises pour vendre des voitures ? "Le profil de l’acheteur de voiture est très spécifique, explique Jean-Bernard Lagune qui a dirigé pendant dix ans une concession Renault. Plus que dans tout autre domaine, c’est un client averti et souvent passionné. Il a longuement étudié les brochures, visité les concessions concurrentes, et en sait parfois plus long que vous sur la mécanique ! Il n’est donc pas nécessaire de lui faire un exposé sur les prouesses de la voiture qu’il connaît parfaitement."

Les qualités relationnelles du vendeur sont donc essentielles, d’autant plus que la concurrence est de plus en plus forte et les modèles souvent proches. Les différences par exemple entre une Scénic et une Picasso sont minimes. Pour mener une vente, il faut alors beaucoup d’opiniâtreté et de persévérance. C’est souvent la qualité du contact qui déterminera le choix final. "L’écoute et l’empathie sont primordiales, souligne un responsable de concession. Il s’agit de parler le même langage que l’acheteur. Il faut savoir discerner les mobiles qui le poussent à l’achat : est-il sensible à la sécurité, à la notoriété de la marque, à l’effet de mode, aux caractéristiques du produit ?"

Place aux services !

Aujourd'hui, face à la concurrence et à des marges de plus en plus réduites, ce sont souvent les garanties de l’après-vente qui détermineront le client dans son choix. Aussi, les concessionnaires misent de plus en plus sur leur gamme de services qui va fidéliser la clientèle. L’objectif est de ne pas laisser de place à l’imprévu. Mais, là aussi, normes européennes obligent, les prestations se ressemblent de plus en plus d’une concession à l’autre. Une fois encore, l’art du vendeur fera la différence...

Voir également : Entretien avec PSA